Gabriel le Du
Auto-édition
Parution le 14 mars 2012
Extrait page 35:
En juillet 1993, les douleurs physiques apparaissent. Suivent
différents examens, des traitements anti-douleur inefficaces
pendant trois ans. Et surtout des interrogations sur l’évolution
de mon mal. Suite à la consultation du neuropsychiatre du 14
septembre 1996, je n’ai plus informé mon médecin de famille
des nouveaux symptômes qui sont apparus : d’abord parce que
j’étais déçu de la médecine et, ensuite, je savais que je n’aurais
pas été pris au sérieux. J’ai donc préféré me taire et observer ce
qui m’arrivait.
En effet, depuis quelques mois (je n’ai pas de date précise en
tête), vers l’automne 1996, si mes souvenirs sont bons, je
ressens des sensations bizarres dans le corps. Je sursaute par
moments ; surtout les bras ; sans raison apparente. Des gestes
désynchronisés. Les objets m’échappent des mains. Ça m’arrive
de laisser tomber un verre, une cuillère, une ardoise… comme
si j’avais une perte de sensation. J’éprouve de petites brûlures
dans les cervicales et les dorsales lorsque je me penche. Parfois
lorsque je marche, le genou fléchit subrepticement. Je manque
de tomber. Le matin, lorsque je touche l’eau, je ressens une
décharge électrique dans les doigts. Naturellement, je pense à
de l’électricité statique. C’est étrange, je suis le seul à ressentir
ce phénomène dans la maison. Étant donné qu’il n’est pas
vérifiable scientifiquement ou médicalement, je préfère ne pas
en parler…
Voilà donc ce que je vis à nouveau pendant cette période
automne-hiver 1996. Je pense que c’est temporaire, peut-être dû
au travail. En fait, je me suis habitué à sursauter ; me faisant
sourire parfois, les autres aussi.
Mais ce qui m’attend va transformer ma vie en cauchemar. Ce
que je vous ai décrit auparavant n’a rien de comparable avec ce
que je vais vivre par la suite. En réalité, tous ces symptômes
cachent un grave problème.

Je viens de lire d’une traite votre manuscrit. Autant bouleversant que positif je trouve votre récit tout à fait ESSENTIEL. En effet comme vous le dites : « la science a besoin de témoins ».
Je le trouve également essentiel dans le sens où il doit nous permettre à nous autes « bien portant » de comprendre ce que peuvent ressentir les personnes souffrantes. Il y a trop souvent un problème d’écoute et de communication mettant tout le monde mal à l’aise, dans la crainte et la peur, créant de ce faite de la distance. C’est bien dommage !
Vous avez été courageux de vous plonger dans vos souvenirs douloureux.
Merci pour votre énergie positive.
Blandine
Bonjour Blandine,
Lorsque l’on plonge dans les souvenirs douloureux, c’est pour qu’ils remontent en surface et s’envolent dans l’espace « oubli ». l’écriture m’a permit de résilier le passé. Je l’ai fait également pour les autres.
Pour le bien portant, le livre sera utile pour comprendre la maladie et comment elle se vit.
Bien à toi Blandine.
Gabriel.
Super ! ! ! J’aime beaucoup ton tiaavrl sur les contrastes et je sais e0 quel point c’est un boulot de fou de faire un livre ! Pour ma part, j’essaye de combiner un nouveau projet en rapport entre l’image et ma deuxie8me passion l’e9criture. Je me casse la teate pour les mises en page… et pour plaire e0 un e9diteur . mais je me laisse bercer par le temps, car je ne suis pas presse9 . Je suis quelqu’un qui tiaavrl lentement j’aime fle2ner , me balader avec mon carnet e0 croquis , mon appareil photographique…Je souhaite vivement ! ! ! ! Bon vent e0 ton livre et je te souhaite une tre8s bonne journe9e.
Bonjour Eugénia,
je vous remercie beaucoup de votre commentaire.
je suis d’accord avec vous concernant l’écriture. Elle demande patience et persévérance.
Je vous souhaite d’aboutir.
Bien à vous.
Gabriel.
oui, quel courage, et quelque part…. de la longueur dans l’établissement des diagnostics. Du temps perdu… pour le malade !
Enfin, on ne peut qu’être content d’en être… sorti !!
Bonne continuation Gaby !
Bonjour Martine,
hélas, le temps perdu ne se rattrape jamais. Désormais j’ai envie de garder le temps qui passe pour moi et le prendre comme une chance.
Bien à toi Martine,
Amicalement.
Gabriel.
Bonsoir Gabriel ,
Tu me fais pleurer ,quel courage tu as su mettre pour t’en sortir ,je suis admirative que tu es pu écrire ce livre pour oublier les mauvais moments ,les témoignages que je viens de lire suffisent à deviner tes souffrances que tu as traversées ,et après tout çà tu as vu la nouvelle vie qui s’offrait à toi dans le partage .
Je t’admirerais toujours ,Bises amicales .
Bonsoir Marie-Paule,
l’essentiel dans la vie est de toujours s’en sortir grandi quelque soit la circonstance.
prends soin de toi. Bises.